Brrr on se les pèles à Lyon dans les nuits d’hivers, l’une de celle où il a neiger, ça arrive une à deux fois par ans, mais on les aime ces nuits-là ; Le craquement des chaussures sur la neige froide, le frottement des vêtements qui répondent à la neige, j’en deviendrais presque poète mais ce n’est pas l’histoire, non la vrai question est : Pourquoi se balader de nuit dans le vieux Lyon quand il fait si froid ?

Et voilà la seule réponse valide, parce que je n’ai pas le choix … J’ai un travail et ce foutu travail m’oblige à être là, à regarder sous la neige si je trouve des pavé, et si sous les pavé y’a pas autre chose que la plage…

 

Parce que comparé à la plus part des autres humain -/chose/êtres/zombi ?- qu’on croise à deux heure du matin dans un quartier étudient je suis là pour quelque chose de précis, la vieille ville de Lyon accueil quelque part un foutu andouille qui met son nez là où il ne devrait pas. Le vieux nous a donné un signalement, il se passe un trucs dans ce quartier, quelqu’un utilise de la magie et essaye de le cacher, et quelqu’un non autorisé qui utilise de la magie ici … Ça donne lieu à … Bein moi et les deux autres dans le froids en train de tourné en rond.

 

Ouaip on est une organisation drôlement efficace ! Enfin plus ou moins, ou seulement les dimanches impaire dont le jour est strictement supérieur au trente du mois … Enfin moi c’est ce que j’en dit, d’autres prétendent que ça vient du fait qu’on s’occupe de cas complexe …

 

J’inspire un bout coup sous mon blouson de cuir et pose la mains dans la poche de mon pantalon, là ou traine mon tarot, je suis à mage à vecteur, un de ceux incapable d’utilisé la magie sans rien, j’ai donc besoin de ça, un tarot, pour arriver à sortir quelque chose d’autre qu’une étincelle qui explose ou s’éteint en fonction de ce qu’elle ne doit pas faire à ce moment-là. On est nombreux dans la Griffe, notre organisation, à utiliser le tarot de Marseille comme vecteur, en fait tout ceux qui en sont capable, parce que c’est une des magies secrètes de la Griffe. Je vais pas m’étendre dessus maintenant ça serait chiant et la nuit l’est déjà assez ainsi, alors je me retourne et la regarde.

 

Elle c’est Lou, ou Loup, vingt-huit ans, ni grosse ni fine, ni belle , loin des standards mannequin … bah disons classique, des cheveux long qui s’illumine dans le soleil, des yeux à creuver, et … Ouai je sais ça se voit j’en bave un peu, et elle c’est une vrai mage dans le plus pure des styles, une perle rare sur Terre, élémentaliste, de quoi bavé, limité presque uniquement par son imagination et qui traine en plus une capacité de pouvoir psychique. Une saloperie immonde pour ceux qui s’y opposent.

 

Elle a les yeux clos, assise dans la ruelle, les yeux dans le vague, elle a l’air d’être bourré, y’a même le petit filet de bave qui lui perle des lèvres, glamour au possible, mais elle travaille alors je bouche la ruelle de ma carrure aussi monstrueuse que celle d’une videur d’une boite de crevette comme si ça pouvait changer quelque chose.

 

Quelques instants plus tard je sens une main sur mon épaule, elle les a trouver elle ne m’adresse rien, même pas un sourire. Il est temps de bouger. Craque mon petit cœur se brise, m’enfin on est au travail, j’ai autre chose à faire et puis on est plutôt ensemble par période ...

 

Le silence, j’adore ça le silence, presque autant que quand elle me fait la gueule … Mais ça vas j’ai le craquement de mes chaussures sur la neige. Et ça, ça c’est plaisant, ça donne un petit quelque chose de rêve, une sensation que rien n’est réel, comme parfois j’aimerais être juste un garçon normal qui travail vraiment pour une entreprise de consulting en R&D … Je me ferais surement moins d’argent mais je ne trainerais pas dans le froid à risquer ma vie…

 

Enfin risquer ma vie. Ça serait le cas si il n’y avait pas Benoit-Othon de Beaumont, il est là aussi, on l’a cueillit à la sortie d’un de ses interminables repas de famille, trente-deux ans, officiellement dans le consulting aussi, mais dans les banques.

 

Il a un trench sous lequel on voit encore son gilet sur sa chemise blanche impeccable avec encore la marque de la cravate qui est dans sa poche, un seul de ses boutons permettrais à un gamin de changer d’ordinateur mais c’est lui le chef de la griffe que nous formons et je suis déjà bien payer …

 

Il nous attends devant une porte d’immeuble … Enfin il m’attend, c’est moi le taromancien du Denier. Chacun son boulot, Lou a repéré la source de la magie, BoB est là, et moi je bosse. Je m’approche de la serrure, c’est la porte de l’immeuble, c’est rarement piéger ces conneries tu imagines la gueule du facteur ? Mais il y a souvent des sort de détections dessus. Je pose ma main sur le bois et je tisse ma magie, je n’ai même plus besoin de carte pour ça, les filin courent sur la porte et tâtonnent : l’ausculte comme on dit chez nous, c’est une question de therme mais ausculter une porte ça fait plus soin qu’effraction, c’est comme un projet, qui s’oppose à un projet ?

Je ferme les yeux, mon esprit est une foutue étincelle, il part partout, tout le temps c’est une catastrophe. Inspiration, expiration, rien, comme prévu, pas même un petit sort de rien du tout, pas le début d’une rune, tristesse quand tu nous tiens.

 

Dans un mouvement de grand magicien je balance ma main : et fait apparaitre une clef à partir d’une des cartes de mon jeu, une belle clef d’immeuble, et miracle de la magie, elle m’ouvre la porte. N’importe lequel des deux autres aurait pu la faire sauter la porte … Mais bon trop de fuite de gaz ça finirait par mettre le doute non ? J’entre le premier après avoir jeté un œil à la rue, je ne serais pas le premier mec dans le vieux Lyon qui s’appuie sur une porte pour chercher ses clefs.

 

J’adore ces vieux immeubles, la porte donne sur une cours intérieur qui donnent sur d’autres portent qui servent de traboule, la pierre est froide et sans neige, juste les reste de cette boue humide qui viens du dehors avec les pieds des gens, de nombreuses paires, trop nombreuses à mon avis pour un petit immeuble comme celui-ci d’autant que la traboule nécessite une clef. Je montre à mes collègues les traces sur le sol, Lou lève un sourcil, BoB me sourit. Quand il sourit comme ça je sais pourquoi on son second prénom c’est Othon, tout le sang de sa noblesse d’épée ressort un grand coup avec une envie de prouver qu’ils n’ont rien perdu … Il passe de banquier à qui l’ont proposerait de garder sa magnifique femme malade parce qu’on part en voyage d’affaire, à sérial killer en un sourire. Ma théorie c’est que c’est sa lèvre qui se retrousse un peux à droite qui donne cette impression …

 

Je souffle pour faire passer mon frisson, il est énerver ce soir et même si ça ne se voit que lorsqu’on est habituer moi je le vois et ça me suffit largement. Très, trop largement… Je soufflerais bien discrètement mais … Je ne suis pas discret, Lou soulève à nouveau son sourcille. Je reprends la tête et suis les traces de pas tout en jouant avec ma mains droite comme un gamin dans les aires : J’ausculte.

Et là ce que me raconte ma magie m’embête plus, il y a des traces dans le silence omniprésent, des traces de magie comme si les êtres en avaient besoin pour respirer, ce n’est pas des gens de cette terre, ci la magie est rare, eux viennent d’endroit où elle coule et où ils la respire… Il se passe quelque chose ici car sous les trace de la magie il y a des labours plus profond, plus noir, des labours qui font hurler mon tarot …

 

J’ai derrière moi une équipe souder, et puissante, on a survécu longtemps dans ce monde-là, pourtant j’ai tout de même peur, quelque chose que je n’ai jamais vue, et que j’espère ne plus jamais revoir, quelque chose qui laisse plus de trace que ce qu’il ne le devrait surtout pour ma magie. Ma main bouge et les autres ce redissent, je le sens derrière moi, je ne sais pas si j’ai bien fait de faire ce signe là, il y a quelque chose devant de puissant.

 

C’est le moment où dans les films les deux coéquipier arrivent de chaque côté et où le protagoniste principale rassemble autour de ses doigts le tissue qui vas lui servir à savater la gueule des méchants. Sauf que ces gens-là ont une durée de vie excédant le zéro seulement dans les films, là on à autre chose à faire, plus important. Alors Benoit décroche son portable, et d’une geste appelle le vieux en se glissant dans les ombres de la cours. Personne ne peux entendre son murmure, mais j’ai pris l’habitude de lire sur les lèvres :

 

-“Monsieur ? On a un cas majeur suivant les dires de …

- …

- Non aucun mouvement pour le moment.

- …

- Je vois. Je pense que nous pouvons tenter, cinq minutes.”

 

Mais l’une de mes sondes réagis, je plonge dans la magie en faisant signe à Lou de me suivre, je suis un filin qui s’étire alors que Loup est elle-même créature magnifique posé là dans la brume du monde, là-bas une petite clochette sonne, mais déjà Loup lui intime de se taire. Les clochettes sont des êtres sensibles et un regards suffit à les blesser, pourtant celle-là reste de marbre aux yeux de Loup. Mais je la tiens et même si elle se débats je tente de ralentir les ondes. Loup est déjà parti, elle suit la piste, pas bien loin, elle sait à qui la clochette essaye de parler … Il est temps.

 

Othon à raccrocher son téléphone et dans un mouvement de trench on a pu voir les reflet de la lumière sur le métal, ses mains son orné de gants dont les runes luisent doucement. Lou attache ses cheveux et le temps suspend son vol comme à chaque fois qu’une fille tire ses cheveux en arrière le regard concentré. J’inspire en tenant la clochette et seul un mot viens de Benoit avant que le sourire d’Othon ne revienne :

 

-“Les renforts arriveront probablement trop tard …”